... : alors que ces trois parlementaires avouent se sentir un peu à l'étroit dans une Assemblée nationale "aux pouvoirs incertains", ils louent sans retenue l'efficacité et les qualités de la Constitution de 1958. Dénoncer, sans réformer en profondeur, voilà le paradoxe dont on ne peut qu'entrevoir les limites et les risques. Cette démarche dans laquelle la droite, depuis les voeux du Président de l'UMP, s'est engagée activement montre à quel point la gauche, inaudible et divisée sur le sujet, doit elle aussi s'exprimer, plutôt que laisser ce débat à d'autres dont le projet avéré tend bien plus à renforcer le pouvoir du Président de la République en limitant les contre-pouvoirs et dont les effets pour notre démocratie seraient désastreux et bien contraires à ce que souhaitent nos concitoyens: une démocratie participative, délibérative, réprésentative, responsable et équilibrée. En ce sens, notre combat pour l'instauration d'un vrai régime parlementaire, primo-ministériel et respectueux de la séparation des pouvoirs, est à même de répondre à cette exigence de démocratie.

Le débat institutionnel remis au premier plan montre à quel point il sera l'un des axes centraux de la réflexion sur le projet à venir à l'approche des échéances majeures de 2007. Les enjeux sont importants puisqu'il s'agit de distinguer quels seront les outils institutionnels les plus adaptés pour agir politiquement et réformer en profondeur notre pays. A gauche, le PC, les Verts, le PRG se sont exprimés et engagés sur la voie de la réforme institutionnelle; le combat pour la 6e République relégué à un avenir bien incertain lors du Congrès du Mans par le PS est bien plus d'actualité, à lui de s'en saisir plutôt de laisser seule la droite s'accomoder de la 5e République.


En savoir plus:

Lire le communiqué de presse de la C6R

Lire l'article des Echos

Lire l'article de Libération: réaction d'A.Montebourg suite aux déclarations du Président de l'UMP