Le rapport de l'INSERM provoque des remous dans le monde de la recherche, tant sur le fond que sur la méthode. Mais l'utilisation de ses conclusions connait actuellement des succès au sein de l'équipe gouvernementale, avec le soutien du ministre de l'Interieur Nicolas Sarkozy et celui de l'Education Nationale Gilles De Robien. Au nom d'un discours du tout sécuritaire au service de l'ordre public, c'est la mise au pas de la médecine préventive, des services de protection maternelle et préventive au bénéfice d'une politique visant à mettre en place une détection dès le plus jeune âge des comportements difficiles (à la crèche, qui sait à la maternité ?!) avec à la clé un contrat de responsabilité parentale et la conditionnalité des allocations familiales avec les risques que l'on peut imaginer si, à défaut d'un véritable accompagnement des comportements dits déviants, la seule réponse apportée devient l'exclusion, et la suppression de ressources financières pour les familles.



La politique de la Droite, c'est considérer que des comportements sont déviants chez certains jeunes sujets pour apporter une réponse qui vise à cataloguer du côté des bons ou des mauvais, source d'une dérive à la limite de l'eugénisme, et pénaliser toujours plus les familles.

Au lieu d'accompagner la parentalité, au lieu de détecter de manière précoce et d'apporter des propositions adaptées et individualisées, c'est un risque qu'un Collectif d'éducateurs, de professionnels de l'enfance et d'associations de parents dénonce actuellement dans une pétition: "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans."

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