L’absurdité économique du CPE par la presse libérale européenne
Par Valérie Rabault, dimanche 9 avril 2006 à 21:37 :: CPE, CNE, casse du droit du travail :: #32 :: rss
La retranscription, par la presse française, d’articles publiés dans les journaux européens a souvent été caricaturale : « Paris brûle », « les Français sont incapables de réformer » (au motif qu’ils refusent le CPE !), « les Français ne comprennent pas que le monde a changé ». Mais à y regarder de plus près, on constate que le CPE n’a pas recueilli le soutien de la presse européenne - et en particulier de la presse économique – comme certains ont été tentés de nous le faire croire.
Par Valérie RABAULT, Karine BERGER et Béatrice ARRUGA
« Don’t go to Paris » titrait le tabloïd britannique The Sun, comparant l’insécurité de la capitale française à celle de Bagdad ! La presse française, tant écrite qu’audio-visuelle, a plus qu’abondamment relayé cet appel populiste pourtant très habituel chez le quotidien qui s’est fait une spécialité de croquer du « froggy ». A lire et écouter nos médias, cette « une » serait l’image exacte des inquiétudes et de l’incompréhension exprimées par les quotidiens étrangers vis-à-vis du mouvement social anti-cpe France.
Si notre pays est pointé du doigt par la presse étrangère, notamment depuis la crise des banlieues de novembre dernier, les critiques portent avant tout sur ses blocages politiques. Mais ne citer que ces échos, c’est faire l’impasse sur les nombreuses analyses économiques qui ont été publiées ces derniers jours dans la presse étrangère… et qui concluent pour beaucoup à l’absurdité du CPE, révélant au passage que les tentatives libérales de certains responsables de la droite française témoignent - à l’étranger -de leur incompréhension toujours notoire de la véritable fonction du libéralisme économique.
Tout d’abord, le Financial times, qui règne en maître sur la bien-pensée libérale de la City de Londres : le quotidien britannique dénonce par la voix d’un de ses éditorialistes vedettes, Wolfgang Munchau (FT du 26 mars 2006) l’absurdité économique du CPE. L’auteur indique ne pas connaître de justification académique à vouloir supprimer la sécurité du contrat de travail pour les jeunes, tout en la maintenant pour les autres. L’éditorialiste va même jusqu’à conclure « I would suspect that most labour market economists would be on the side of the students in this conflict » (« je soupçonne que, dans ce conflit, la plupart des économistes travaillant sur le marché du travail seraient du côté des étudiants »).
La suite de l’article est disponible sur les blogs des auteures
- Karine Berger et Valérie Rabault : http://www.sortir-impasse.blogspot.com/
- Béatrice Arruga : http://barruga.blogspot.com/

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Commentaires
1. Le lundi 10 avril 2006 à 10:27, par vince vega
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