La question fiscale dans le débat présidentiel : un enjeu crucial

Je ne serai pas cruelle avec François sur ce plan, car au fond je ne désapprouve pas l'idée de rediscuter le bouclier fiscal fait par la droite en réaugmentant les impôts pour les tranches supérieures à 4000 euros (rien à voir avec les "classes moyennes" de Copé). J'irai même jusqu'à rappeler au camarade que si le Gouvernement Jospin n'a pas pu réformer la CSG pour la rendre plus juste, c'est à cause du conseil constitutionnel. Alors "chiche" François, n'attendons plus pour passer à la sixième République ! Bref, le débat sur l'impôt est sain. C'est un débat de souveraineté fiscale nationale qu'il s'agisse de la lutte contre les paradis fiscaux, de la déclaration de patrimoine des élus et des inégalités contre lesquelles on doit lutter par la redistribution. Faut-il le faire à deux conditions : la chasse aux gaspillages, détournements et autres évasions, et la réforme de la fiscalité notament du capital et de la fiscalité locale, profondément injuste. Rappelons quand même que l'impôt sur le revenu est le plus directement socialement utile et redistributeur, bien qu'il a tendance à le devenir de moins en moins..(suis je claire au fait ?) je n'emploierai pas la célèbre antienne de Laffer "trop d'impôt tue l'impôt", mais il faudrait peut être un jour se poser la question du partage des richesses à la base avant de les redistribuer.. je veux dire qu'on pourrait renvoyer dos à dos socialisme et libéralisme qui ne sont guère plus que les deux voies d'accomodement au capitalisme, lequel inventé puisque théorisé par Karl Marx! Bon, je m'égare...prochain billet là dessus c'est promis on en reparle.

Et pendant ce temps la droite refait le match..

Mais, pendant ce temps là, la droite caporalisée par Nicolas Sarkozy, lequel, nous dit- on "adore le chocolat" (Suisse ?) ne trouve rien de mieux à faire que de commenter ce non évènement qui a au moins le mérite de nous faire rire. Et, si j'emploie le terme de "non évènement" c'est quand même pour rappeler que dans 40 ans, il n'y a plus de poisson dans les mers, qu'en plein hiver, j'ai dû ressortir ma garde robe d'été et suis à deux doigts (de pieds) de porter des sandales découvertes. La politique avec Nicolas, ça fond comme du chocolat..

Le seul défaut d'Arnaud, "c'est de chercher la vérité et de la dire jusqu'au bout..." (Jaurès)

Le mot d'Arnaud n'est pas une affaire anecdotique pour autant. Car, ce qui est vraiment choquant ce n'est pas tant le fait de qualifier le compagnon de Ségolène Royal de "défaut" pour elle. Après tout, ne dit-on pas qu'on a les qualités de ses défauts ? Non, ce qui est choquant c'est que le language franc et l'humour choquent. A tel point qu'il en découle une sanction, fût-elle purement symbolique, elle n'en n'est pas moins une suspension du droit de dire la vérité dans son authentique simplicité. Ce qui me choque, c'est que lorsqu'un homme politique n'a pas la langue de bois on le lui repproche. Et même le carcan médiatico-communiquant du politiquement correcte est tel qu'on se sent obligé de le sanctionner. Ce n'est pas juste ça !

Cela explique sans doute, les réactions de soutien surprenantes sur les blogs, non seulement à Arnaud Montebourg qui lui humanise la politique, mais aussi à Ségolène Royal dont la dynamique de campagne entraîne une joyeuse "bousculure" (itude ?) des vieilles habitudes des tenors de la vie politique française. Quelle drole de journée en somme avons nous connu hier. Le jour où l'on honorait les justes au Panthéon, on expédiait à la chinoise, la justice politique. ..(quoi ? c'était pour rire ? ah mais on ne peut pas ? Pourtant la liberté d'expression tout ça ? C'est pas bien c'est mal ? Mais qui décide si la loi ne l'interdit pas ? En tout cas, je ne risque pas d'être au piquet n'étant la porte parole de personne et, insolente je risquerais d'apprécier. OK, je copierai cent lignes ;"je ne dois pas.."

Alors, une fois n'est pas coutume, je plaide pour l'avocat. Et n'aurai qu'un mot pour conclure ; Comme disent les rappeurs : "BIG UP" pour Arnaud !