A gauche, à l’heure des bilans et de la recherche d’horizons nouveaux, 36 ans après la refondation intervenue au congrès d’Epinay derrière François Mitterrand, ne pourrait on pas avoir à cœur de considérer que nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire du socialisme, qu’une nouvelle aventure s’ouvre à nous et que nous avons besoin de toutes les énergies, tous les talents, tous les engagements pour réussir ce merveilleux combat.

Militants, nous ne devons pas désespérer de faire un jour du Parti Socialiste un de ces lieux d’exception où l’on sait remettre en chantier l’examen du réel, ou l’on impose des méthodes nouvelles pour mieux appréhender et entendre la société.

Le Parti socialiste doit redevenir attentif à tous les regains du monde, à la quête du neuf. L’activisme des militants confondra alors les petits maîtres « es socialisme » qui rêveraient déjà d’un ordre nouveau, abêti, asservi et somnolent.

Rien ne serait pire qu’une parousie inattendue, ou à contretemps, quand la responsabilité des socialistes aurait grandi plus vite que leur force de proposition et leur capacité d’organisation.

Aujourd’hui le Parti Socialiste n’est pas fatigué du mouvement, il est fatigué de l’immobilité. Alors au travail.