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dimanche 2 septembre 2007

Brillants individuellement, pourquoi les socialistes sont-ils idiots collectivement ?

Le paradoxe des socialistes est apparu samedi matin à La Rochelle, dans l'atelier sur l'avenir de la gauche. Ecoutant Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Michel Rocard et Zaki Laïdi, j'ai eu un sentiment. Un sentiment si fort, que c'est devenu une protestation. Cette protestation, j'ai cru bon de l'exprimer oralement.

"Brillants individuellement, pourquoi les socialistes sont-ils idiots collectivement ?"

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Chronique d'une rénovation annoncée

21 avril 2002. Le choc...brutal. L’élimination de Lionel Jospin crée un séisme politique dont l'épicentre est le parti socialiste. Fort de nos certitudes, de notre bilan, la défaite était improbable, chronique d'une victoire annoncée. 06 mai 2007. Réplique pour les socialistes et toute la gauche. S. Royal est battue... Chronique d'une défaite annoncée. Imperdable l'élection de 2007 ? Et celle de 2002 ?

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Et si Nicolas Sarkozy provoquait la rénovation à gauche ?

L'exfiltration supplante l'infiltration.

C'est le paradoxe de l'été: alors que les dirigeants socialistes semblent dans l'incapacité à initier le chantier de la rénovation, Nicolas Sarkozy est en train de bousculer les lignes avec la dextérité d'un véritable premier secrétaire.

Sa politique "d'ouverture", qui vise principalement à semer la zizanie au PS, et qui est en train de causer des dommages colatéraux notoires à l'intérieur même de l'UMP , lui fait courir le risque d'aller trop loin. Les résultats risquent donc, pour lui, d'être inverses à l'objectif recherché. Pour l'instant, on ne peut que conseiller à Ségolène Royal de rester spectatrice de cette opération "d'extirpement" des éléphants de leur propre parti.

Le PS a longtemps été un objectif "d'infiltration", pour l'extrême gauche; il fait désormais l'objet de manoeuvres "d'exfiltration".

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Internationale ? Socialiste ?

Il est un champ d’investigation que les rénovateurs socialistes et les refondateurs de la gauche politique française ne sauraient ignorer, c’est celui du travail avec les forces qui, au niveau international, dans les autres pays, œuvrent à l’accomplissement du socialisme. Pour l’heure, ce travail est monopolisé par l’Internationale Socialiste. Ce vaste champ a été abandonné depuis longtemps par la social-démocratie française. Celle-ci s’est contentée de penser que l’international se résumait à l’Europe et que le seul travail sérieux était la construction d’une fragile enveloppe intitulée « Parti de Socialistes Européens ». Oubliant peu à peu que le socialisme était « international dans ses buts et ses revendications », ils en ont fait la fausse conscience de l’intégration communautaire européenne et inventé le concept d’Europe sociale. A cette Europe communautaire, ils ont cherché, bien maladroitement, à donner une essence, une « identité », ne comprenant pas que cette quête identitaire faisait le lit du national-libéralisme. Or, le socialisme vise l’Universel et ce n’est pas un hasard si, sur une idée de Herr, Jaurès appela son journal l’Humanité…

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Il faut mettre d'urgence un frein à l'immobilisme

Je suis donc allée au Conseil National hier dans le cadre très cosy et apaisant, voire anesthésiant, de l'hôtel Mariott.

Ce parti a un talent fou. Après une nouvelle défaite aux législatives et aux présidentielles, réunir 300 personnes à Paris, un samedi, et les laisser repartir chez elles avec le sentiment qu'il ne s'est rien passé, c'est un coup de maître !

Nous avons rempli notre contrat de prévisibilité au delà de ce qui est permis d'attendre. Je vous livre une note d'ambiance, comment j'ai ressenti les choses, je ne détaillerai pas les débats car ils seront disponibles sur le site, mais en voici les grandes lignes.

Les typologies d'écuries sont tellement marquées qu'elles en sont caricaturales. Seuls deux ou trois oiseaux rares ( Gorce, Valls ) ont osé sortir des notes discordantes. Non que tout le monde fût d'accord, mais tout le monde a joué sa propre partition avec application, d'où cette impression de non événement.

Les partisans du premier secrétaire, et ils sont nombreux puisque le CN a été constitué par lui et pour lui, et pour qui tout va bien. C'est bien parce qu'ils y étaient obligés qu'ils ont constaté que c'était une défaite. Ont été évoqués les dissidents qui ont gagné, 2 contre des femmes, 2 contre des candidats de la diversité. La conclusion a été que ce n'était pas facile d'être représentatifs face à tant de résistance. Mais bien sûr, pas une critique sur la détestable pratique du parachutage...

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Suite au CN du 23 juin : des militants pas contents prennent la parole

Voici quelques uns des messages reçus depuis le conseil national du PS de samedi 23 juin. Pour les militants qui les ont envoyé, ce CN, est - au mieux - un CN pour rien !


Depuis quelques temps je suis resté silencieux, regardant avec un certain recul le triste spectacle d'un parti socialiste dans lequel je ne me reconnais plus où les luttes intestines, les rivalités de clans par médias interposés demeurent la principale activité. Le dernier conseil national est plus qu'attristant ou désolant, il sonne le glas d'un espoir de renouvellement démocratique d'un parti qui au niveau de ses dirigeants ne pense qu'à conforter leurs acquis. Le programme présenté est une seconde mort pour les militants que l'on ignore complètement, mais que l'on flatte avant toute élection nationale en ce qui concerne nos dirigeants. Le manque de clairvoyance du bureau national et le non respect des militants risquent d'amener très rapidement un schisme au sein du parti, voire son éclatement. Ils n'ont pas retenus les leçons du passé, en particulier la défaite de 2002, et sont réticents à tirer les conséquences de l'échec de 2007. La manière inélégante des éléphants de faire porter le résultat de la défaite à Ségolène Royal, alors qu'ils ont été les francs-tireurs de cette défaite, relève du calcul machiavélique des égos surdimensionnés.

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Un peu de respect pour les militants socialistes !

Depuis 81, jamais les militants socialistes ne s’étaient autant mobilisés. Partout, ils ont collé distribué, organisé des réunions, parlé à leurs voisins et cousins. Partout, ils ont arpenté campagne et immeuble pour convaincre encore et encore que la liberté de tous ne va pas sans l’égalité pour tous.

Ces militants socialistes ne demandent rien d’autre que la victoire de leurs idées au service de l’intérêt collectif. Ils donnent du temps, de l’argent, de l’énergie. Il leur faut du courage pour affronter le mépris ou pire l’indifférence de ceux qui ne croient plus en rien.

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Mon conseil national : enterrement de première classe pour la rénovation !

Un autre regard sur le conseil national du PS... Alors que de nombreuses voix, dont Ségolène Royal, se sont élevées pour que la parole revienne rapidement aux militants, le Premier secrétaire a décidé d’un calendrier looooonnnnnnnnngggg... Pas de consultation des adhérents avant l’été 2008, et encore, puisque sur TV PS il n'exclue pas que le Congrès se tienne en nomvembre 2008 ! Un calendrier dit « de travail », ou plutôt un processus, les mauvaises langues diront occupationnel.

Pourtant quand on écoute ce que disent les ténors, exception faites des rénovateurs, on se dit « Voilà ça y est la Parti socialiste va enfin se rénover ». Dans la motion adoptée à la quasi-unanimité, s’il vous plaît, par le Conseil national du Parti vous verrez parmi les innovations truculentes de notre Premier secrétaire, la mise en place prochaine d’une commission « Rénovation ». Voilà c’est simple la rénovation c’est simple comme la création d’une commission. Clémenceau disait: « quand on veut enterrer un problème, on crée une commission. » C’est d’une actualité cruelle dans notre Parti !

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"Marcher sur un socialiste porte bonheur"

C’est chez les anciens gros fumeurs qu’on trouve les pires anti-fumeurs. Rien d’anormal donc, que ce soit chez les anciens gros bouffeurs de curetons qu’on trouve les pires moralisateurs. La gauche dans son ensemble, c’est devenu ça. : une espèce de nouvelle morale judéo-chrétienne où tu t’autoproclames le gentil et où tu passes ton temps à vouloir remettre les autres dans le droit chemin.

Le problème, lorsqu’on campe sur ce genre de position, c’est qu’on a pas droit à l’erreur (à la faute devrais-je dire pour rester dans le domaine des bondieuseries). Que les salauds de droite se comportent comme des salauds de droite, on ne peut pas complètement le leur reprocher, puisque justement, ce sont des salauds. Mais qu’un gentil moralisateur de gauche fasse un pet de travers, et là, c’est le scandale absolu. On a vu les dégâts, en termes d’image et de confiance, auxquels ce genre de manichéisme conduisait durant la dernière campagne présidentielle. Sarko salaud truande l’impôt ? Pas de bobo puisque c’est un salaud. Il en serait presque rigolo. Mais que sainte Ségo ne soit pas si immaculée que ça de l’ISF et là, c’est direct le bûcher. C’est injuste ? Pas tant que ça si on admet que c’est la gauche elle-même qui en distribuant les bons et les mauvais points (tous les bons pour elle et tous les mauvais pour les autres) a généré elle-même une situation dont il lui est désormais impossible de sortir sans se renier.

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La gauche est gauche et la droite est adroite ! Allo maman bobo !

Bon récapitulons ! Sur le papier c’est simple ! A gauche la générosité, à droite la duplicité et le calcul. Et le peuple, il ne comprend pas, t’as beau lui expliquer, il ne comprend rien, il faudrait s’en débarrasser !

On veut lui offrir plus de justice, des services publics, des droits sociaux, une éducation exemplaire, une planète propre et rafraichie, on veut le protéger ! L’autre, le vilain, il veut que les riches soient plus riches et que les pauvres soient plus pauvres qu’ils ne puissent même plus faire grève. Il ne devrait même pas y avoir photo; le riche, il vote pour être plus riche et le pauvre pour être moins pauvre ou pour que ses enfants soient moins pauvres. Les pauvres sont plus nombreux, ils devraient voter pour nous, on devrait gagner à tous les coups et pourtant on perd, ce n’est pas normal!

Sauf qu’en face, le filou il dit comment il va faire et nous on dit ce qu’il faudrait faire sans jamais expliquer comment !

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