Je suis donc allée au Conseil National hier dans le cadre très cosy et apaisant, voire anesthésiant, de l'hôtel Mariott.
Ce parti a un talent fou. Après une nouvelle défaite aux législatives et aux présidentielles, réunir 300 personnes à Paris, un samedi, et les laisser repartir chez elles avec le sentiment qu'il ne s'est rien passé, c'est un coup de maître !
Nous avons rempli notre contrat de prévisibilité au delà de ce qui est permis d'attendre. Je vous livre une note d'ambiance, comment j'ai ressenti les choses, je ne détaillerai pas les débats car ils seront disponibles sur le site, mais en voici les grandes lignes.
Les typologies d'écuries sont tellement marquées qu'elles en sont caricaturales. Seuls deux ou trois oiseaux rares ( Gorce, Valls ) ont osé sortir des notes discordantes. Non que tout le monde fût d'accord, mais tout le monde a joué sa propre partition avec application, d'où cette impression de non événement.
Les partisans du premier secrétaire, et ils sont nombreux puisque le CN a été constitué par lui et pour lui, et pour qui tout va bien. C'est bien parce qu'ils y étaient obligés qu'ils ont constaté que c'était une défaite. Ont été évoqués les dissidents qui ont gagné, 2 contre des femmes, 2 contre des candidats de la diversité. La conclusion a été que ce n'était pas facile d'être représentatifs face à tant de résistance. Mais bien sûr, pas une critique sur la détestable pratique du parachutage...
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