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lundi 12 février 2007

Machines à voter : les Hauts de Seine et les Alpes Maritimes seront-ils pour Sarkozy la Floride de l’an 2000 pour Georges Bush ?

Les machines à voter ont discrètement fait leur entrée sur le terrain électoral en France. Mais le moment est venu de mettre en pleine lumière l’extension du phénomène. 800 000 électeurs dans deux départements, les Hauts-de Seine et les Alpes-Maritimes, si rien ne change, n’auront pas d’autre choix, pour les prochaines élections, que d’utiliser une « machine à voter ». Sans parler de la situation dans d’autres communes qui donne l’impression d’un mitage du territoire. A ce niveau d’enjeu, il n’est plus possible de regarder ailleurs ou de célébrer l’apparence de la modernité. L’exigence d’un contrôle démocratique s’impose.

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La "République Nouvelle" : qu'en penses-tu?

A Villepinte, dimanche 11 février, Ségolène Royal a déclaré "pour mettre en oeuvre toutes les réformes, nous avons besoin d'institutions impartiales, qui fonctionnent et qui répondent aux besoins de notre temps. C'est pourquoi je vous propose une République Nouvelle. Des réformes profondes doivent être faites." Elle en précisait quelques unes :

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La réforme des institutions ne suffit pas !

Dans cette réponse à la tribune de J. Colette et M. Moglia, Denis Szalkowski met en évidence que leur réflexion est "libre et parfaitement faussée". Il met en évidence que "les propositions de Laurent Fabius formulées lors du Congrès du Mans ne sont qu'un saupoudrage parlementaire". Et enfin, il avance que "la réforme institutionnelle n'est pas suffisante pour reconstruire le lien entre le citoyen et la République".

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Des jurys (ou conférences) de citoyens pour évaluer les politiques publiques ?

A l'occasion de son passage à la Cité de la Réussite, ce week end, Ségolène Royal a avancé une nouvelle proposition relevant de ce qu'elle nomme la "révolution démocratique douce" : ne pas attendre la fin des mandats électifs pour associer les citoyens à l'évaluation des politiques publiques. En utilisant les mots de "jurys citoyens" elle s'est assurée une réelle audience. Déjà DSK a réagit contre, suivi par les fabiusiens par la bouche d'André Laignel. Au-delà de la polémique qui enfle déjà, la proposition rénovatrice de Ségolène Royal mérite un vrai débat.

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Vous avez dit solidarité intergénérationnelle ?

36 députés siégeant au Parlement allemand, le Bundestag, et appartenant aux groupes des Verts, des démocrates-sociaux, au parti socialiste et au parti centriste sont décidés à modifier un article de la loi fondamentale allemande, qui fait office de Constitution. Le plus jeune de ces députés est âgé de 23 ans et le plus vieux de 39 ans. L’âge de la pré-puberté politique en France…

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Petits arrangements entre amis

L'annonce de l'amnistie de Guy Drut sonne comme un camouflet de plus dans la fin du règne agonisant de Jacques Chirac. Quel modèle républicain nous léguera t'il? Celui des petits arrangements entre amis, celui de la suspicion de trafics financiers en pleine affaire Clearstream, celui de la protection liée à l'immunité présidentielle le faisant échapper à bon nombre de procès, celui enfin de la fin de l'état de droit où l'équité est pourtant la règle fondamentale.

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Motion de censure à l'Assemblée Nationale

Sans surprise la censure contre le gouvernement n'a pas été adoptée à l'Assemblée nationale. Compte-tenu des rapports de force, et malgré un hémicycle parsemé illustrant le trouble dans les rangs mêmes de l'UMP, le gouvernement reste en place, même si chacun se demande bien encore pour combien de temps.

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QUE PENSER DE LA METHODE LASSALLE ?

Le député UDF Jean Lassalle semble avoir remporté la bataille qui motivait ses 39 jours de greve de la faim: refuser le transfert de l'usine Toyal Aluminium située dans son canton d'Accous dans les Pyrénées-Atlantiques à Lacq, 65 km plus loin. Cette forme d'action soulève plusieurs questions intéressant nos institutions et leur fonctionnement.

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MENDES AVAIT (TRES TOT) VU JUSTE

La violence faite aux étudiants et à la jeunesse en général avec le projet du CPE, tant sur le fond que sur la forme, n'est pas qu'un effet de "mauvaise gouvernance" ni de la rivalité impitoyable entre de Villepin et Sarkozy, comme on le lit ici et là dans la presse. C'est l'effet d'un système, celui de la V° République. Pierre Mendès-France l'avait bien vu.

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GEORGES FRECHE N'EST PAS STALINE

La médiatisation de "l'affaire Frèche" a mis la focale sur la singularité du personnage à un point tel qu'on a du mal à comprendre l'environnement qui l'a produit. Une certaine paresse journalistique fait ainsi apparaitre Frèche comme une figure du totalitarisme. Dès lors on a du mal à imaginer qu'il y ait une vie démocratique sous son empire. Et pourtant l'Hérault n'est pas la Géorgie en 1922, et Frèche n'est pas Staline.

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