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lundi 10 avril 2006

Qui sanctionnera l'abus d'autorité ?

Mépris ou incompétence : le pas de deux de Jacques Chirac le 31 mars (je promulgue mais surtout n'appliquez pas la loi) tombe sous le coup du code pénal ... mais qui pourrait décider des poursuites ?

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L’absurdité économique du CPE par la presse libérale européenne

La retranscription, par la presse française, d’articles publiés dans les journaux européens a souvent été caricaturale : « Paris brûle », « les Français sont incapables de réformer » (au motif qu’ils refusent le CPE !), « les Français ne comprennent pas que le monde a changé ». Mais à y regarder de plus près, on constate que le CPE n’a pas recueilli le soutien de la presse européenne - et en particulier de la presse économique – comme certains ont été tentés de nous le faire croire.

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Soutien inconditionnel aux jeunes en lutte

Entre le 18 mars dernier où un cordon de parents d'élèves FCPE s'interpose entre les forces de l'ordre et le cortège de la manifestation anti CPE à Chalons sur Saone et le message d'une maman de lycéen en date du 30 mars, c'est un formidable mouvement de solidarité entre jeunes et parents qui s'est construit dans les luttes. Les mots de cette maman suffisent pour en comprendre le sens et la profondeur : "Nous pouvons faire confiance aux jeunes. Ils ont des valeurs, ils nous montrent l'exemple du pacifisme.", "je leur apporte un soutien inconditionnel!".

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Le CNE et le CPE sont socialement discriminants.

Examinons tout d'abord les inégalités devant la précarité dans l'emploi en fonction du niveau de diplôme, via l'analyse du taux de chômage dans la durée en fonction du niveau de sortie du système scolaire. Il ne fait guère de doute que si les plus diplômés peuvent jouer de leurs compétences, et donc leur capacité croissante au cours d'un début de carrière à créer de la plus value dans l'entreprise, les pas ou peu diplômés sont les plus facilement remplaçables.

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Quand jeunesse rime avec précarité...

Avec l’arrivée du CPE et le tollé des organisations de jeunesse, syndicales ou partis politiques, c’est toute la presse qui s’en est fait l’écho. A l’évidence, le Contrat Première Embauche entérine un peu plus –le fallait-il vraiment ?- le caractère bien précaire d’une génération qui y est pourtant bien abonnée : difficulté de trouver un emploi stable et bien rémunéré, difficulté de trouver un logement si les parents ne se portent pas caution, difficulté de concilier études longues et petits boulots, équilibre bien difficile qui mène bien souvent à l’échec, difficulté d’imaginer un avenir serein entre carrière, famille et hypothétique retraite. Le rassemblement du 18 février, « Avoir 30 ans » va nous ouvrir quelques pistes à partir de témoignages concrets. Internet via la presse ou quelques études en ligne illustre à sa façon notre premier atelier de travail.

Morceaux choisis.

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