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lundi 28 août 2006

La France, de la guerre à la paix

L'armée libanaise se déploie progressivement avec pour objectif son interposition le long de la frontière israélienne. Cette jeune armée, dont le courage ne peut compenser l'inexpérience et le manque d'équipement, n'avait, jusque là, jamais pénétré au sud Liban. La FINUL "renforcée", qui est censée l'appuyer, n'est toujours pas constituée. Les "25" sont hésitants à s'engager. Chacun a pourtant conscience de l'urgence d'une interposition efficace qui, seule, peut permettre d'éviter la reprise des combats. Cette paix est particulièrement fragile. Des affrontements isolés ont lieu quotidiennement, les F16 survolent en permanence le Liban et le blocus naval et aérien, imposé par Israël, n'est toujours pas levé. Le Hezbollah refuse de déposer les armes et le moindre incident peut rallumer le feu qui couve sous les décombres. George Bush reproche à la France la tiédeur de son engagement et la lenteur d'acheminement de ses troupes sur le terrain.

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Mais où est donc passée la ligne rouge ?

Depuis une semaine, un déluge de feu s'abat sur le Liban et ses habitants sans la moindre intervention de la communauté internationale. Dans les cinq premiers jours on a recensé 233 morts dont 208 civils, 22 soldats libanais et quatre combattants du Hezbollah. Les blessés sont au nombre de 4 à 500. Les destructions sont considérables : centrales électriques, aéroport, ports, routes, ponts et des milliers de logements. Plusieurs dizaines de millier de fuyards sont jetés sur des routes qui ne mènent plus nulle part. Les émissaires de l'ONU qualifient la situation de "catastrophe humanitaire".

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De quoi je me mêle ?

Ces derniers jours, j'avoue ressentir une profonde fatigue vis-à-vis des luttes fratricides internes au parti socialiste : chassé-croisé des candidats, stratégies fumeuses et règlements de comptes inter courants. A mon oreille, Socialisme rime avec Humanisme. Le Socialisme est de dimension planétaire et tout ce qui est susceptible d'en réduire l'ampleur ou la portée doit être écarté sans ménagement.

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Jacques Chirac, la dissuasion nucléaire et nous

Partons de l’hypothèse - peut-être audacieuse - que le discours de Jacques Chirac prononcé le 19 janvier à L’Ile longue et consacré à la dissuasion nucléaire était dépourvu de tout lapsus comme ceux entendus en Corrèze une semaine auparavant. Supposons qu’il correspondait bien à la pensée profonde d’un Président en exercice et essayons d’en extraire une analyse politique.

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