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jeudi 9 novembre 2006

Un message de Karine Berger

Karine Berger nous a demandé de publier ce message, ce que nous faisons volontiers :

"A tous mes camarades rénovateurs, à tous ceux avec qui j’ai eu le bonheur de faire un bout de chemin politique depuis Dijon,

J'étais bien décidée à ne pas intervenir dans un débat si enflammé, par souci de ne pas ajouter à la confusion, par certitude de ne pas être audible dans un tel brouhaha de prises de position écrites et orales de plus en plus intolérantes, par souci de ne pas affaiblir une cause que nous avons tant à cœur en politique et qui se porte si mal ces derniers temps. Un peu aussi par peur d'être instrumentalisée à l'encontre d'un vote majoritaire. Il ne me paraissait pas constructif de rentrer dans une querelle que je croyais porter sur des personnes et non sur des fondamentaux. Mon silence depuis Fouras, et le fait que j'aie donné mon parrainage à Ségolène Royal m'ont dès lors été reprochés par de nombreux camarades.

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Fabius, héraut de la VIème ? Un contresens et une faute : petite rénovation, grandes ambitions

Immense déception et colère sourde à la lecture du papier des "secrétaires généraux de RM et de la C6R" paru dans Libération ce 26 octobre. Sur le titre rien à redire : "L’avenir passe par la VIème république". C’est après que cela se gâte. En quelques centaines de signes, l’union prometteuse de la rénovation et de la convention, accouche d’un contresens et d’une faute politique. Et, rétrospectivement, cette déclaration d’amour improbable pour Laurent Fabius éclaire d’un jour suspect des semaines d’un questionnement estival que l’on croyait jusqu’alors sincère.

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Fouras 2006 : le renouveau a grandi

Plus de 750 participants, de l’enthousiasme, des débats, de la camaraderie, des rires, mais aussi du rassemblement, de la responsabilité. On est tout nouveau mais loin d’être tout petit. Le succès de Fouras 2006 a prouvé que notre jeune mouvement est venu pour rester. Rénover maintenant est né pour s’inscrire durablement dans le paysage politique de la gauche et pour en renouveler la donne.

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Une alliance en construction sans renoncement

Le PS est-il sur la bonne voie pour envisager sereinement une victoire lors des prochaines présidentielles ? La décision d’Arnaud Montebourg de s’allier à la candidature de S.Royal est-elle la meilleure voie pour insuffler les idées qu’il incarne et que soutiennent les membres du courant « Rénover Maintenant » qui lui ont fait confiance pour changer les méthodes d’un PS vieillissant ? Sa décision est-elle une bonne opportunité pour son mouvement et les idées qu’il représente ? Souvenons-nous de 2002 et rappelons-nous que la multiplication des candidatures à gauche avait précipité la chute du PS dès le premier tour, laissant le peuple de gauche voter pour un candidat par défaut, contre une menace pour notre démocratie. Le PS payait l’absence d’un projet socialiste qui réponde aux attentes de ceux qu’il représente, et capable de rassembler les candidats de gauche lors du second tour. Quelle conclusion devons-nous en tirer ?

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Ni Gotha, ni Golgotha

PARIS (AFP) - Le député Arnaud Montebourg, qui dirige le courant "Rénover maintenant" au sein du PS, a exprimé vendredi sa préférence pour Ségolène Royal, paraissant ainsi préparer le terrain à un ralliement à la présidente de Poitou-Charentes pour la présidentielle de 2007. "Je crois que Ségolène Royal incarne une part de la rénovation que nous portons (...) et qu'il est utile pour la victoire de nos idées, et celles de toute la gauche en 2007, de se préparer, dans le respect de ce qui nous tient à coeur, à travailler ensemble", a annoncé M. Montebourg, de Louhans (Saône-et-Loire).

Je comprends, et n'en n'espérais pas moins, que la question des présidentielles traverse et agite notre courant "Rénover Maintenant". L'impossibilité faite à Arnaud Montebourg de se présenter au suffrage des militants, par une décision de la direction nationale de parrainages obligatoires taillée sur mesure pour l'en empécher, nous pose de façon prégnante la question du "que faire ?" .

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De l’idéal au réel ?

Dans son discours à la jeunesse, au Lycée d’Albi, le 30 juillet 1903, Jean Jaurès déclarait, presqu’en conclusion, « le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». A Rénover maintenant, la flamme de l’idéal est vivace, et probablement, pour nombre d’entre nous plus vivace qu’ailleurs au sein de notre Parti. C’est une marque distinctive des courants de gauche. Aujourd’hui nous sommes orphelins de l’idéal de la candidature d’Arnaud à la primaire socialiste pour les présidentielles. Cette candidature idéale est interdite par la direction nationale du Parti qui impose, avec l’assentiment de toutes ses composantes, la règle des 30 signatures de titulaires du Conseil National ou de 1er fédéraux pour être candidat(e) à la primaire.

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